2014 – 2020 une parole oubliée.

En 2014, tous les candidats s’étaient engagés à ne pas augmenter les impôts. Dès son élection, Jean Pierre Giran a créé la polémique « en découvrant » un déficit de 9 millions €. Cette polémique est née d’une promesse de vente de 9 millions € dont la signature devait se réaliser à l’été 2014. En repoussant la signature au début de l’année 2015, Jean Pierre Giran a provoqué une perte de recettes volontaire de 9 millions € dans le budget 2014.

Monsieur Giran pouvait imposer aux Hyérois une augmentation des impôts locaux, de +8,3% en 2015, +5,2% en 2016 de la taxe d’habitation et de la taxe foncière et une baisse de l’abattement de 15% à 8% en 2016. En 2019, il annonçait une baisse des impôts en vue des élections municipales de 2020.

Sur la base du budget 2019, environ 80 millions € (avant transfert vers la Métropole), l’augmentation cumulée des impôts 2014/2019 a représenté 26 millions €, les ventes d’actifs        45 millions €. La Dotation de l’Etat (DGF) a baissé de 23 millions €.

Les augmentations d’impôts en 2015 et en 2016 étaient inutiles pour quatre raisons :

  1. L’arrivée de la Métropole implique un transfert de charges et des cofinancements très importants
  2. La ville dispose, depuis longtemps, de recettes significatives comme la vente des baux emphytéotiques et d’actifs immobiliers (centre de formation de Giens, ancien commissariat, Cuisine centrale, Gare des Salins, la Mauniere, etc..).
  3. Le cofinancement des investissements par le département, la Région, l’Etat et l’UE allège les dépenses locales.
  4. Le budget de fonctionnement est contraint par le contrat de Cahors à une croissance maximum de 1,2% par an. Un effort de « bonne gestion » permet de tenir le budget sans faire appel à des impôts nouveaux. Dans le même contexte, la grande majorité des villes de la Métropole n’ont pas augmenté leurs impôts, pour préserver le pouvoir d’achat de leurs concitoyens.

Augmenter les impôts, n’est pas le signe d’un bon gestionnaire. Cela permet par contre de disposer d’une « cassette » pour engager des travaux de prestige.

Pour l’avenir, nous sommes inquiets pour les raisons suivantes

  1. Nous n’avons aucune connaissance des hypothèses qui conditionnent le budget 2020 (croissance économique, déficit budgétaire, inflation). Depuis le 29 novembre 2019, les élus sont marginalisés et le Maire actuel engage les dépenses sans informer le conseil municipal. Le contexte économique et budgétaire qui s’annonce est très préoccupant (déficit de l’Etat, croissance négative). Nous pouvons supposer qu’un effort financier sera demandé aux collectivités territoriales.
  2. Par un courrier du 4 juin 2020, nous disposons d’une estimation du coût de la crise sanitaire et des conséquences économiques pour la ville : environ 6 millions €. Cette somme importante couvre-t-elle toutes les dépenses? Sera-t-elle compensée par l’Etat ?
  3. L’absence de stratégie pour une relance économique de la commune et l’impact de la crise sanitaire qui touche le tissu local, restaurants, commerçants, centre culturel Leclerc,.. grèveront les recettes futures de la commune et auront de graves conséquences en terme d’emplois.
  4. Sans budget 2020, nous n’avons pas connaissance de coûts supplémentaires comme la rénovation nécessaire des équipements publics (écoles, gymnases, stades), les coûts supplémentaires des grands travaux (centre nautique, Musée, promenade, maison du commandant ou place Clemenceau). Le coût de fonctionnement du prochain « Musée » reste inconnu comme le coût des dégâts suite aux aléas climatiques sur les plages, et bien sûr des promesses de campagne…..

Propositions 2020 – 2026

Nous ne ferons pas de promesse et nous devrons, dès juillet 2020, adopter un budget qui est déjà très engagé. Nous aurons à mesurer l’écart entre les promesses passées et les moyens financiers de la commune et fixer nos priorités en particulier pour s’assurer des moyens pour soutenir l’économie locale, pour renforcer le lien social et pour engager la transition écologique.

  1. Pas d’audit général des finances de la ville mais la création d’un service d’amélioration de la dépense publique qui examinera avec les chefs de service l’adéquation entre les missions et les moyens. Analyse précise afin d’évaluer la performance et les pistes d’amélioration afin d’accroître la qualité de service aux hyérois,
  2. Publication chaque année, un rapport qui sera présenté au conseil municipal sur les progrès dans la gestion des fonds publics.
  3. Mise en place d’une planification pour le suivi des travaux ainsi qu’un contrôle de qualité et des budgets.
  4. Maintien des taux d’imposition sur le foncier,,
  5. Affectation des cessions de biens de la commune (baux emphythéotiques) aux acquisitions foncières dans le cadre des opérations d’aménagement prévues (Rougières notamment)
  6. Mutualisation des financements externes (financements européens pour l’environnement notamment)
  7. Accroître les ressources numériques pour rendre service aux usagers (guichet unique, application sécurité, incivilités du quotidien),
  8. Diminution des charges externes et des frais de communication de la ville,
  9. Conduire avec la Métrople un pacte de confiance donnant-donnant,
  10. Informer régulièrement les hyérois et les C.I.L des décisions prises, dans la concertation et la transparence.

En conclusion, l’argent public doit être géré avec un objectif d’économie, de transparence et d’éthique.

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