William Seemuller

 

Jamais dans l’histoire, Hyères n’a autant été au cœur des questions d’actualités nationales et internationales. De par sa configuration géographique, elle concentre toutes les ressources (naturelles, agricoles et touristiques notamment) et faiblesses (la fragilité de nature, le détournement des terres, l’iniquité sociale) de la modernité dans ce qu’elle a de pire et que la municipalité de J-P. Giran incarne jusqu’à la caricature dans ses actions « contre nature ».

Derrière la carte postale paradisiaque que cet homme du passé met en avant, il y a l’impact aujourd’hui et demain de la menace climatique (inondations, feux, submersion marine, crise de l’eau, …) et une prédation de plus en plus forte des terres nourricières, une détérioration des espaces littoraux et une bétonisation au profit des plus aisés. La population hyéroise souffre de ne pouvoir se loger et de ne pouvoir accéder aux ressources alimentaires locales de qualité alors même que notre territoire est en France l’un des plus propice et généreux pour cela. Avec sa « nouvelle » liste composée des mêmes acteurs qui mènent notre commune au désastre depuis 6 ans, M. Giran accentue le pire des erreurs du XXe siècle.

Aussi, le spécialiste de la nature et anthropologue engagé que je suis, ne peut que réagir et agir avec le groupe « Hyères citoyenne » et William Seemuller en proposant de redonner sens à notre milieu de vie, en le protégeant d’abord, en lui redonnant sa valeur « communale » et en l’administrant de la façon la plus équitable et la plus durable qu’il soit.

En mettant au centre de notre action, la protection des patrimoines naturels et culturels et en expérimentant les solutions à la grande crise écologique et sociale à laquelle la Méditerranée fait face, nous développerons de façon synergique, bonnes conditions de vie et développement économique. C’est aussi à cette condition que nous ne ferons pas honte à nos enfants… en transmettant aux futures générations le meilleur des qualités humaines, celles de responsabilité, d’empathie et de partage… et non l’inverse.

La res-publica nous y oblige autant que la petite planète sur laquelle nous sommes tous nés.

X